Eurovision 2016 : to win or not to win…

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Ah ! Ce grand moment de la chanson arrive enfin. Tous les ans la presse se pose la même question : est-ce que la France va enfin finir première dernière ? Et moi, à chaque fois je me demande ce qu’on va bien pouvoir inventer pour faire exprès de perdre.

Mais l’Eurovision, quoi qu’est-ce ? Alors sans te faire l’historique complet de l’Eurovision (parce que c’est trop long), ni son économie (parce que… voilà) en gros c’est un concours de chanson qui, il y a bien longtemps, produisait des chansons de qualité dont quelques unes passent parfois sur Nostalgie.

Les participants, en plus du fameux Big 5, dont on fait partie, sont les pays qui cotisent auprès de l’UER (c’est-à-dire le diffuseur/créateur de l’Eurovision). N’ayant pas cotisée cette année, par exemple, la Roumanie est exclue du concours (c’est con ça avait l’air épique). Le Luxembourg lui ne participe plus depuis plus de vingt ans (aussi pour des « raisons financières »).

La soirée se déroule simplement : les artistes défilent et interprètent leur chanson (censée représenté leur pays, leur culture, etc.) et à la fin chaque pays attribue un certains nombre de points à cinq autres pays. Interdit de voter pour soi, bien sûr… Et les histoires de votes sont souvent politiques… mais ce qui nous intéresse ici c’est plutôt la qualité artistique. Bah, oui, un concours de chanson on va pas refaire les frontières (quoi que).

Le gagnant de l’année dernière était suédois (et sa performance était vraiment cool). Donc la Suède a « gagné » le droit de dépenser de l’argent pour organiser le concours cette année… chouette. (Du coup, voilà, nous on fait exprès de perdre). Alors donc : c’est qui t’est-ce qui se présente cette année ? J’ai regardé toutes ces petites vidéos sur youtube, et…

Beaucoup des entrées sont très… plates. On note parmi ceux-là l’Albanie, l’Allemagne, l’Arménie, l’Australie, l’Azerbaïdjan, le Belarus, la Bulgarie (a qui on doit dire que l’amour peut être vu comme un crime parfois), le Danemark, l’Espagne, l’Estonie (qui chante faux), la Grande Bretagne, la Hongrie, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, Malte, la Moldavie, le Monténégro, la Norvège, la Pologne, la Suède, la Suisse et la Tchéquie.

Ça fait du monde. Ils ne sont pas nuls mais dans l’ensemble ça sent encore plus le réchauffé que le reste et on pourrait facilement intervertir les candidats qu’on ne remarquerait pas la différence. Toutes des chansons relativement épique, en anglais, avec des visuels parfois intéressants mais très souvent répétitifs. Tu notes l’absence de la France dans cette liste.

Pour une fois, on a compris l’idée : faire comme ceux pour qui ça marche. Alors on prend du Français et on ajoute un refrain en Anglais, sur une électro (réchauffée) qui pulse. Mais cette fois pas de moustache plagiée ou de texte complètement dépressif. Très radio-able, pas très profond, mais ça fonctionne. Aurai-t-on envie d’accueillir l’Eurovision l’année prochaine ?

Et les autres ? Eh oui, il y en a d’autre qu’on a retenu, soit pour leur originalité, soit parce que ça nous a fait rire. L’Autriche pour commencé : c’est le seul pays à chanter uniquement en Français cette année… La Bosnie entame avec un violoncelle hypnotique pour une vidéo très… années 90, et une chanson dans leur langue (c’est assez rare pour être souligné !). La Croatie offre un spot publicitaire touristique avec un son banal. Mais au moins c’est une jolie vidéo.

Chypre se barre dans un délire électro-métal assez sympa. La Finlande nous fait rire avec son ersatz de Ke$ha dans une aire de jeu pour enfant. La Grèce s’inspire de Woodkid et visuellement c’est plutôt bon mais pas au point de la Russie qui met le paquet sur une électro type année 2000… d’ailleurs, ajoutes un « MAMAMAMA » avant que Saint-Marin ne chante et, magie, ça colle !

Les Pays-Bas envoie un petit groupe folk-pop sympa (oui ! des instruments !) comme la Belgique et sa pop Queen-esque, qui la fait monter dans mes favoris. En Macédoine on préfère une version (originale) de Cher, et en Géorgie c’est un rock-pop obscur, plutôt bien foutu, et au visuel délirant qu’on présente. La Lituanie nous envoie carrément le Roi des Neiges (si, si), alors que la Serbie prend des leçons avec Adèle et que la Slovénie est plutôt branchée Taylor Swift.

Quand j’ai regardé les vidéos, deux m’ont quand même plus frappée que les autres, de part leur sérieux. Israël et ses drones comme des étoiles dans la nuit, fait froid dans le dos. La voix du chanteur, type Sam Smith, n’aide pas à ne pas frissonner. Et puis il y a l’Ukraine. On sent toute la politique du titre dès le premier couplet. En effet Jamala chante sur un sujet très dur : la déportation des Tatars de Crimée par l’armée Russe… Pas besoin de te faire un dessin pour que tu voies l’ampleur du truc.

Ce sont, a priori, les deux seuls titres complètement politisés et porteur d’un message un peu plus profond que les autres titres. De fait, ils font partis de nos favoris (avec la France, on avoue c’est quand même pas mal). Cela dit, même si les autres sentent le réchauffé, tout n’est pas à jeté non plus ! Tu vas peut-être adorer quelque chose que j’ai trouvé assez plat… Et puis on peut changer d’avis avec la performance live. Alors, tu vas regarder ? Et tu donnes tes 12 points à qui ? Dis le moi en commentaire !

2 réflexions sur “Eurovision 2016 : to win or not to win…

  1. touteouïe dit :

    Oui je vais regarder! Of course! Pour ce qui est des points, pas de spoilers, je vais attendre le live. je n’ai rien écouté à part Amir en partie donc surpriiiiiise!

    J'aime

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