La magie de Muse opère à l’AccorHotels Arena

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Matthew Bellamy (Muse) à l’AccorHotels Arena, le 29 février 2016. (photos: Léa Fochesato).

On a beau les avoir vu en concert cet été, on ne refusera jamais une occasion de voir Muse en live. Comme toujours le public a répondu présent sur les cinq dates totalement sold out à l’AccorHotels Arena, et le groupe a envoyé un son lourd comme on aime. Confetti, effets spéciaux et drones, on peut dire que les anglais n’ont pas lésiné sur les moyens pour nous donner un grand show. Retour sur ces deux heures grandioses, d’un 29 février pas comme les autres.

Un mot sur la première partie, Phantogram, groupe de rock électro New-Yorkais, qui occupe quatre face de la scène centrale, mais qui peine à réellement chauffer le public. En cause? Des titres somme toute travaillés mais le shoegaze… c’est pas ce qu’on attend ce soir. La lumière est triste, le jeu de scène assez pauvre et au fond, passé l’indulgence de la découverte, on s’ennuie vite. Le contraste entre les costumes de scène (très rechercher pour Sarah Barthel) et très « casual » (entendre de tous les jours) pour les autres n’aide pas non plus à se mettre dans le bain. Dommage.

On les applaudit quand même et vingt-cinq minutes plus tard le titre Straight Outta Compton est craché par les enceintes et quelques CRS sorti de l’univers dystopique de Drones se placent entre la scène et les barrières. Sécurité en plus? non, simple excuse afin de faire déplacer incognito le groupe des coulisses à la scène. La lumière s’éteint et des bulles (des drones en faite) blanches et transparentes sortent du plafond et survolant la foule. En bande son: Drones, et ses échos d’églises. Un moment magique.

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Les drones de Muse à l’AccorHotels Arena, le 29 février 2016. (photos: Léa Fochesato).

Et la magie explose avec l’énergique Psycho. On vibre sur ce titre parfait pour débuter ce type de concert. Et ça se calme à peine pour Dead Inside où les envolées de voix de Bellamy nous percutent en fin de titre. On revient sur du classique avec Plug In Baby, qui déchaine la fosse et fait hurler les gradins. Supremacy enchaine dans la même idée, apparaissant pour la première fois sur le tour par la même occasion. Petite pause avec Isolated System et des projections vidéos superbes avant qu’une main géante n’accroche des fils aux musiciens pour les manipuler comme de bonnes petites marionnettes. The Handler évidemment. Effets parfaits et conclusion sur des riffs de Nirvana.

Matthew Bellamy (Muse) à l’AccorHotels Arena, le 29 février 2016. (photos: Léa Fochesato).

C’est d’ailleurs un triplet car on aura droit aussi à un peu de Rage Against The Machine après le prenant Stockholm Syndrome et à un peu de Voodoo Child avant le sensuel (mais énervé) Supermassive Black Hole. En même temps, alors que Howard est coincé sur la scène centrale, qui tournait doucement pour que tout le monde le voit, Bellamy et Wolstenholme se baladent sur les plateformes, instruments en mains — quoi sur Bellamy laisse ses guitares chéries de côté de temps à autres. Prelude et tout le monde frappe le rythme si accrocheur de Starlight.

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Dominic Howard (Muse) à l’AccorHotels Arena, le 29 février 2016. (photos: Léa Fochesato).

Une bonne surprise dans la setlist c’est Citizen Erased (et la splendide sept cordes) juste avant le Munich Jam, duo basse-batterie qui donne pas mal de motivation avant une légère baisse de régime sur Madness, qu’on aime bien mais moins que les autres… tout comme Undisclosed Desires qui permet à Dom Howard de sortir du centre pour venir jouer devant nous. JFK fait office de transition avant que Reapers nous donne des envies de pogos… et ce n’est pas la suite (Time Is Running Out et Uprising) qui va nous calmer!

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Christopher Wolsthenholme (Muse) à l’AccorHotels Arena, le 29 février 2016. (photos: Léa Fochesato).

Les effets vidéos font un retour visible sur The Globalist et un drone en forme d’avion gonflable sort de nul part. Il ne reste pas bien longtemps mais on apprécie l’idée. Explosion du monde et renaissance des seuls survivants… le visuel est planant avant le rappel, porter à nouveau par la bande son du début et ce chant d’église. Le concert approche de la fin avec une autre explosion mais de confetti cette fois ci, sur Mercy.

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Morgan Nicholls (Muse) à l’AccorHotels Arena, le 29 février 2016. (photos: Léa Fochesato).

La foule est couverte et les petits hommes de papiers flottent encore alors que l’Homme à l’Harmonica du grand Ennio Morricone est entamé par Chris Wolstenholme. Tout le monde le sait: c’est la fin du concert et le dernier moment pour brûler nos derniers boosts d’énergies. Knight of Cydonia termine ce moment magique dans l’AccorHotels Arena aussi bien que Psycho l’avait commencé. On ne regrette pas une seconde la mise en scène qu’ils ont su occupé pour que tout le monde puisse les voir, ni les projections, ni la setlist. Et pour ça les gars, on reviendra squatter vos fosses un de ces quatre.

Plus de photos sur Flickr.

2 réflexions sur “La magie de Muse opère à l’AccorHotels Arena

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