MINEMA // KUBO ET L’ARMURE MAGIQUE

Kubo-BO

La série continue! On se penche aujourd’hui sur le film de Travis Knight, Kubo and the Two Strings (traduit en France par Kubo et l’Armure Magique et au Québec par Kubo et l’Epée Magique), des studios Laika, sorti en septembre 2016. Ce petit bijou de stop motion nous a tant touchées, notamment avec sa B.O. qu’il fallait qu’on en parle. – SPOILER ALERT LEVEL 2/5.

Attardons-nous un peu sur le titre. Kubo Two Strings aurait pu se traduire par Kubo et le Shamisen Magique, Kubo et les Cordes Magiques ou, à la limite, Kubo et la Guitare Magique… Car l’armure et l’épée des titres francophones, bien que présents dans le film, ne rendent pas justice au personnage principal, Kubo, et son talent pour la musique, composée avec brio par Dario Marianelli qui a signé les B.O. de V pour Vendetta, Orgueil et Préjugés et Anna Karénine (entre autres).

Un point sur l’histoire tout de même. Nous sommes dans un espace-temps que nous connaissons mal : le Japon médiéval. Pourtant, pas besoin d’être expert en la matière pour apprécier l’histoire de Kubo, un garçon vivant avec sa mère dans une grotte, non loin d’un village qu’il visite tous les jours pour gagner quelques pièces mais surtout pour raconter des histoires fabuleuses à l’aide de son shamisen, un instrument traditionnel de l’époque qui ressemble à une guitare à trois cordes, et d’origamis qui prennent vie lorsqu’il joue en narrant son histoire.

Kubo est particulier car il est borgne et ne doit jamais rester à l’extérieur lorsque la nuit tombe car son grand-père, le Roi Lune, lui a déjà pris un œil et souhaite lui prendre l’autre. Bien sûr, Kubo fera cette erreur ce qui le mènera par la suite à faire route avec un singe parlant (ou plutôt une) et un samouraï-scarabée amnésique. Tout ça pour, effectivement retrouver des morceaux d’une armure magique… mais rien ne serait possible pour Kubo sans la musique de son shamisen.

Et c’est ce qui nous intéresse le plus car grâce à cette musique absolument superbe, Kubo va combattre, va comprendre, il va aussi voyager, résoudre des énigmes, se sauver, faire son deuil, accepter et avancer. Les derniers moments du film, que je ne vais pas raconter bien sûr, sont une ode à tout cela. Le film lui-même pourrait être vu comme une thérapie par la musique sur le deuil. C’est beau, c’est coloré, au niveau de l’animation on bat toute concurrence avec une stop motion de très grande qualité (il aura fallu deux ans pour faire ce film), le casting vocal est superbe et la musique est simplement le personnage le plus puissant du film.

Impossible de ne pas frissonner à l’envol des feuilles mortes ou des origamis. Impossible de ne pas s’émerveiller comme les villageois devant les histoires de Kubo. Impossible de ne pas être impressionné par les Sœurs et le Roi Lune. Impossible encore de ne pas être touché par cette fin si douce et si juste, inattendue et vibrante. Avec seulement trois cordes, Kubo nous offre toutes les émotions possibles.

Alors forcément, on a cherché à avoir le vinyle… et sans les images, l’émotion est toujours là. Marianelli a fait un travail pointilleux, entre l’épique et la sobriété la plus grande. Tout comme le film, la musique est d’une grande précision. Le dernier titre, une reprise des Beatles par Regina Spektor. Et While My Guitar Gently Weeps n’aurait pas pu être plus appropriée pour ce long-métrage d’animation si fort. Un film à voir sans attendre, et une B.O. à chérir sans modération.

Bande-annonce :

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