MINEMA // BABY DRIVER D’EDGAR WRIGHT

BabyDriver

Cela fait un moment que j’attendais la sortie de ce petit bijou cinématographique signé Edgar Wright. Pourquoi ? Le bonhomme est, pour beaucoup, un génie. Impossible de parler du film sans parler de la musique et en parler c’est spoiler donc… SPOILER ALERT LEVEL : 5/5.

Notre musique, ces sons si doux que l’on aime découvrir à longueur de temps, est un personnage à part dans ce film d’action musical. Attention, nous ne sommes pas devant un film similaire aux Blues Brothers (où la musique est également un personnage et où les courses-poursuites en voitures sont tout aussi épiques). Nous sommes devant un nouveau genre, un genre unique. La scène d’ouverture est le meilleur exemple pour l’expliquer.

Chaque action est en rythme avec le titre que Baby (Ansel Elgort), derrière le volant de la voiture, écoute sur son iPod. Le jeune homme n’enlève jamais ses écouteurs, rarement ses lunettes aussi. C’est sur Bellbottoms de The Jon Spencer Explosion que l’on découvre et comprend l’activité de Baby. Il est chauffeur pour braqueurs, parmi lesquels l’excellentissime Jon Hamm (Buddy), Eiza González (Darling), Jon Bernthal (Griff), mais aussi Flea (No-Nose) et surtout Jamie Foxx (Bats). Tout ce petit monde travail pour un certain Doc, interprété par le splendide Kevin Spacey.

Rapide, haletant, vif, la musique fait réellement corps avec l’image et le son. Tout est diégétique. Plus que ça même, en tant que spectateur nous sommes à la place de Baby. Quand il n’a plus ses écouteurs, la musique s’arrête, quand il souffre de son acouphène, nous entendons le sifflement, quand le son augmente, il augmente pour nous aussi, quand il recule la chanson, c’est comme si on le faisait. Bref, nous sommes avec Baby par le son autant que par l’image, également d’une qualité sans limite. Colorée et millimétré, notamment avec le plan séquence sur Harlem Suffle de Bob & Earl, on s’en prend plein la vue.

Avec B-A-B-Y de Carla Thomas, Debora de T.Rex ou Debra de Beck, on voit aussi le côté plus tendre, plus simple et plus romantique de Baby, surtout quand il parle en langue des signes avec son père adoptif ou qu’il fait la connaissance de Debora. Bien sûr Wright est passé maître dans la façon d’offrir une histoire d’amour sans la rendre chiante ou plate. Et ça aussi grâce à la course-poursuite rocambolesque sur Neat Neat Neat de The Damned cette scène superbe de fusillade sur Tequila de The Champs. Pas de longueur tant la dynamique est respectée. C’est fluide et chaque seconde nous donne des frissons.

Impossible de ne pas dire un mot sur l’affrontement final, contre Buddy, absolument grandiose. On connaît l’amour que porte Wright à Queen, notamment à cause de cette fameuse scène dans Shaun of the Dead sur Don’t Stop Me Now, lorsque Pegg et compagnie fracassent des queues de billards sur les zombies. Cette fois il nous envoie Brighton Rock dans la tête avec un final explosif. Littéralement.

En bref, c’est un film à voir et revoir, les oreilles grandes ouvertes, et sans modération aucune. Et juste pour donner envie, on laisse ici la scène d’ouverture.

Extrait :

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