MINEMA // A STAR IS BORN

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Plongeons dans le monde de la musique au cinéma ce mois-ci au côté de mastodonte des deux mondes, Bradley Cooper et Lady Gaga, avec A Star Is Born. SPOILER ALERT LEVEL 5/5.

Je n’ai pas besoin de préciser que ma review ici ne parlera que de la version de 2018, puisque Cooper et Gaga n’étaient, a priori, pas à l’écran dans les trois précédentes versions. Car, comme on a pu l’entendre partout, c’est bien le quatrième remake de cette histoire, somme toute assez simple. En vaut-elle la peine? Oui. Un million de fois oui.

L’histoire est simple : une jeune et talentueuse artiste inconnue du grand publique (ici, Ally) rencontre, par hasard, un grand nom de l’industrie (ici, Jackson). Ils tombent amoureux et Jackson décide de l’aider à lancer sa carrière. Sa carrière décolle, ils se marient et ses addictions à lui empirent. Elle le soutient mais lors d’une remise de prix, il s’humilie à la suite de quoi il entre en cure de désintoxication. Il s’en sort à peine et finit par se suicider pour des raisons qui varient selon les versions. Elle lui rend hommage et le film se termine.

Bien. Maintenant que le plot est détaillé, parlons de cette version de 2018, réalisée par Bradley Cooper. Si dans les autres versions il est beaucoup question de jalousie du mari envers sa femme, dans cette version le couple se soutient dans leurs carrières respectives, travaille ensemble et respecte le choix de l’un et de l’autre. Le vrai problème, ici, c’est l’addiction de Jackson notamment à l’alcool et aux médocs divers.

Après sa désintoxication il retourne auprès d’Ally pour qui son amour pour Jackson est plus fort que sa carrière. Elle-même à une volonté de fer mais est prête à beaucoup de sacrifice pour le bonheur de son couple. Seulement, une voix mal intentionnée vient dire à Jackson qu’il est un frein au bonheur et à la carrière de sa femme. Ajouter à ça une rechute que cette voix qualifie d’inévitable et c’est la fin de Jackson qui se laisse submerger par ses démons.

Du côté de l’image, c’est très beau : flou, symétrie, couleur, profondeur, gros plan et réponses de plans, l’ensemble est parfaitement construit. Pour ce qui est de la musique maintenant : il était difficile de faire plus honnête. Cooper se montre excellent chanteur et guitariste, comme on s’y attendait, dans un univers rock qui nous parle beaucoup et qui mériterai sans doute plus d’attention. Gaga quant à elle montre, encore une fois, que sa voix est en platine et qu’elle est une grande actrice. Son interprétation est touchante autant qu’inspirante et son univers musical est parfaitement représenté dans celui d’Ally, entre lyrisme et pop.

Ce qui mérite une note particulière c’est la représentation des maladies, que cela soit avec la perte de l’audition, l’addiction sous toutes ses formes, la dépression ou le suicide. Tout est traité avec un grand tact, de l’intimité voire de la pudeur. Pas de grand spectacle ici à part lors des concerts, superbement mis en valeurs par la lumière. Les chansons qui ont été composées pour le film prennent alors, grâce à cette mise en scène juste, de l’ampleur et d’accompagner les personnages d’un bout à l’autre de l’histoire.

Si le synopsis est simple au premier abord, voire peut-être un peu cliché, cette mise en scène, cette version lui donne un aspect neuf, un souffle moderne qui s’inscrit dans son temps et dans ses deux arts que sont le cinéma et la musique. Difficile de ne pas l’apprécier.

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