MUSICAL // COME FROM AWAY

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L’être humain est capable de grandes choses et ce même (et surtout) dans les pires moments de crise. Come From Away est un tableau animé de cela qui fait du bien à l’âme autant qu’aux oreilles. Direction le Phoenix Theatre pour plus d’une heure trente d’étonnement. SPOILER ALERT LEVEL 5/5

Replongeons dans un des moments les plus sombres de l’histoire moderne de l’humanité: les attentats du 11 Septembre 2001. Tout le monde conscient ce jour-là se rappelle où il était et ce qu’il faisait. Moi, j’étais rentrée de l’école et j’essayais de comprendre pourquoi ma mère était si choquée… Et j’ai vite compris.

Mais d’autres étaient dans d’autres avions, d’un peu partout autours du monde et ignoraient alors ce qui se déroulait sur la terre ferme. L’Opération Ligne Jaune se met donc en place et les couloirs aériens ferment, les avions se retrouvent au sol, parfois aussi loin de leur destination finale que de leur provenance. C’est ce qui s’est passé pour les 7000 passagers des 38 vols qui se sont retrouvés à Gander, au Canada.

Come From Away c’est l’histoire de cette ville soudainement devenue refuge et de ces voyageurs terrifiés devenus réfugiés pendant cette semaine hallucinante qui a changé la face du monde à jamais. La terreur dans le cœur se met en place à cause d’un trop-plein d’information pour les gens de Gander, et d’un manque cruel d’information pour les voyageurs coincé dans les avions sur le tarmac de l’île.

C’est une ode à la solidarité qui résonne à travers les histoires vraies des voyageurs qui passe de la peur à l’incertitude à la surprise à la colère puis au réconfort et à la reconnaissance. Mais le véritable maître mot ici, c’est la bienveillance. Avec des chansons qui portent et des notes d’une immensité incroyable, cette comédie musicale est un pack complet d’émotions représentant à merveille le meilleur (et le pire) de l’humanité.

Quelques solos sont notables comme Me and the Sky, pour Beverley Bass, interprétée par Rachel Tucker à Londres, qui raconte l’ascension de la première femme capitaine d’American Airlines. Véridique et légendaire à la fois, on a des frissons. Ce sont, cependant, les titres où la companie entière chante qui nous touchent le plus comme avec l’entraînant Welcome to the Rock, 38 Planes, On the Edge et Somewhere in the Middle of Nowhere avant le grand final. Juste, tendre et émouvant, difficile de ne pas admirer le travail développer ici.

Si ce n’est pas la comédie musicale la plus grande, brillante ou impressionnante, sa simplicité fait déjà beaucoup et mérite la reconnaissance qu’on lui porte. Reste à espérer que cela redonne aux gens l’envie d’accepter, d’aider son prochain et, possiblement, la planète.

Extrait :


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