CAGE THE ELEPHANT VIBRE À ALEXANDRA PALACE

Cage The Elephant a toujours été un groupe à l’énergie particulière. Samedi dernier, on est reparti à l’Alexandra Palace pour témoigner à nouveau de cette particularité. Voici donc le live report.

Un mélange entre la plus grande des nonchalances et le survoltage. C’est simple, on s’attendait exactement à ça en entrant, à nouveau, dans la salle principale de l’Ally Pally. Magnifique endroit qui ne cesse de nous éblouir, on reprend notre spot de la semaine dernière pour se mettre dans les bonnes conditions.

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Cage The Elephant, Alexandra Palace, 22/02/2020 (photos: Lea F.)

Et pourtant, la scène semble plus petite que la dernière fois, moins de lumières au-dessus d’elle. Mais qu’importe, on s’attend à une folle forme dans une apparence simple. Après deux premières parties relativement inégales quoique prometteuses, c’est au tour du groupe américain de faire vibrer la salle. La lumière est exceptionnelle, le son éclate et le groupe apparaît, déchaînant l’énergie des fans.

Sur scène, et pour les avoir déjà vus, il y a quelque chose de différent. Et pas forcément dans le bon sens. Parfois, la chimie entre certains membres du groupe semble effacée, pudique ou tendue. Heureusement à d’autres instants, la folie sans danger du chanteur Matt Shultz capte toute l’attention. S’il est toujours vif et imprévisible, il semble aussi se prendre les pieds dans ses propres mouvements, manquant de chuter involontairement.

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Cage The Elephant, Alexandra Palace, 22/02/2020 (photos: Lea F.)

Avec quelques larsens et quelques mots manquants, il poursuit pourtant sa danse infinie, laissant son corps agir au son des instruments et du public qui en redemande. L’atmosphère est individuelle et, alors que la fumée englobe la salle et révèle des effets de lumières splendides, on passe de titres en titres à une vitesse folle.

Ain’t No Rest For The Wicked est moins tranquille que la version studio et survolée, comme pour la mettre de côté au plus vite en milieu de set. Évidemment, d’autres titres font le même effet et semblent faire partie d’un enchaînement rapide et interminable fait pour attirer la bonne ambiance sur scène et ne jamais la lâcher.

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Cage The Elephant, Alexandra Palace, 22/02/2020 (photos: Lea F.)

Alors certes, on s’éclate, on chante et on vibre, mais on ne peut pas s’empêcher de sentir que quelque chose n’est pas à sa place. Pas entièrement. Étrange sentiment, sans doute peu partagé, qui ne nous a pas empêchées d’apprécier le jeu de lumière et de scène du groupe qui, mine de rien, nous surprend, d’une façon ou d’une autre à chaque fois qu’on les voit. Sans doute un concert essentiel pour les fans, ce n’était pas le concert idéal pour les admirateurs les plus posés. Qu’à cela ne tienne, on ressaiera plus tard.


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