Dropkick Murphys @ Rockhal

Al Barr (chant) et ses complices des Dropkick Murphys ont fait bouger la Rockhal du Luxembourg le 3 février 2013. (photo : Léa Fox)

Al Barr (chant) et ses complices des Dropkick Murphys ont fait bouger la Rockhal du Luxembourg le 3 février 2013. (photo : Léa Fox)

Lieu : Rockhal, Esch, Luxembourg

Date : 3 Février 2013

Après avoir tourné quelques longues minutes sur l’autoroute pour trouver la salle, c’est très motivées que nous entrons dans le bar nous réchauffer avant de passer une heure dans le froid et sous la neige à attendre l’ouverture des portes. Pas de bousculade, du calme et un premier rang qui n’attend que nous, de quoi passer une bonne soirée, au rythme du punk et des rencontres.

Première partie :

Frank Turner and the Sleeping Souls montent sur scène. Le public n’étant pas vraiment là pour lui, si on excepte quelques grands fans au premier rang, c’est au bout de quelques morceaux seulement qu’il arrive à créer un léger mouvement de foule. Cependant il sait quoi dire au public et l’énergie que lui et son groupe dégage fait réagir les connaisseurs et les nouveaux qui découvrent. C’est entrainant, c’est folk, c’est amoureux du rock’n’roll, c’est donc une bonne découverte live.

Tête d’affiche :

Les garçons sont de retour avec un nouvel album Signed and Sealed in Blood. Pour cette occasion, il y a forcément une tournée, car c’est bien en live que l’on fait mieux vivre sa musique. Arrivés après une très longue introduction, on commence à s’impatienter. Le premier morceau, The Boys Are Back, fait sauter le public mais on peut être un peu déçu de l’acoustique de la salle, la chanson n’explose pas autant que sur l’album. Baisse de régime pour les garçons de Boston ?

On les sens mi-figue mi-raisin, proche du public mais assez froids. Le regard change très vite chez Al Barr. La communication est minime avec les choses habituelles (nouvel album disponible, titre du morceau, etc.) et les moins habituelles comme l’alerte au pickpocket. Vers le milieu du concert, la raison de cette froideur se fait peut-être comprendre : chanson hommage à un ami et héros tombé au combat le jour même. Le cœur n’est donc pas réellement à la fête.

Cependant, ils arrivent à surmonter cela et à donner musicalement une bonne performance scénique. Entre les quelques pogos gentillets et les cris, la musique passe dans les corps du public malgré les mauvais réglages et l’acoustique mal adaptée de la salle. Ils bougent, font bouger et se donnent à fond.

Il y a froideur mais il y a quand même partage avec le public et avec la sécurité. La moitié des femmes du public ont eu le privilège de monté sur scène pour The End Of The Night. Puis quelques hommes ont envahi la scène, littéralement. Al Barr et Ken Casey, encore visibles, montaient sur les barrières et partageaient avec les premiers rangs quelques poignées de mains, comme tout au long du concert, mais les autres sont engloutis à l’arrière de la scène, derrière les fans qui profitent de leur passage sur scène avec les légendes de Boston.

C’est ainsi que s’est terminé le concert. C’est donc comme eux, un peu gênés et attristés par leur perte, que l’on quitte la salle après avoir remercié Ken Casey pour le spectacle. Le cœur entre tristesse et joie, bonheur et morosité, on sort et on ne sait pas trop quoi penser. Certains ne semblent pas l’avoir vu, d’autres si, mais tous se sont défoulés sur ce punk-celtique si combatif des Dropkick Murphys.

Note : 7,5/10

D’autres photos sur Flickr

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