Sauvages à Rock en Seine – Episode 1

Tom Meighan - Kasabian, le vendredi 28 août 2015, sur la Grande Scène de Rock en Seine. (photo: Coralie Houillon).

Tom Meighan – Kasabian, le vendredi 28 août 2015, sur la Grande Scène de Rock en Seine. (photo: Coralie Houillon).

Date : 28 août 2015

Lieu : Domaine de Saint Cloud, Paris, France.

Une fois le programme dans les mains, on commence déjà à vibrer. Cette édition 2015 de Rock en Seine à bien choisi son thème : la jungle sauvage. En voyant les noms on acquiesce. Cette journée du vendredi 28 août s’annonce plus que chargée sur le domaine de St Cloud. On vous raconte.

À peine sur les lieux, c’est direction la Grande Scène pour une ouverture des plus originales. Le groupe de hard-rock/métal Suédois Ghost va donner sa messe devant un parterre de fidèles et d’âmes curieuses. Cinq goules arrivent lentement sur scène. Vêtus de noir à l’exception de leurs masques argentés aux cornes de diables, ces musiciens sortis des enfers ne sont identifiables que grâce à de très discrets symboles. Puis arrive enfin leur leader : Papa Emeritus III. Dans son costume de Pape satanique et derrière son maquillage noir et blanc, il avance. Sa voix est loin d’être criarde et s’ajuste parfaitement avec les riffs prenants du groupe. Leur concert s’achève sur le superbe Monstrance Clock que le public entonne en cœur.

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A Nameless Ghoul – Ghost, le vendredi 28 août 2015, sur la Grande Scène de Rock en Seine. (photo: Léa Fochesato).

Après cette ouverture transcendante, on reste à nos places pour John Butler Trio. On est loin d’être déçu, c’est le moins que l’on puisse dire. Alors que sur la Scène de L’Industrie Jeanne Added s’apprête à monter sur scène, la Grande Scène se pare d’un magnifique sourire et d’une ambiance plus hippie qu’une heure avant. Maîtrisant sa guitare jusqu’au bout des ongles, John Butler et ses compares offrent un show sans fausses notes. On ne peut s’empêcher de bouger sur Don’t Wanna See Your Face, ou de sourire pour Livin’ The City avec l’intro d’Iron Man de Black Sabbath.

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John Butler – John Butler Trio, le vendredi 28 août 2015, sur la Grande Scène de Rock en Seine. (photo: Léa Fochesato).

On reste encore sur la Grande Scène pour voir Rodrigo Y Gabriela. Pas le temps de respirer avec eux. Dès qu’ils montent sur scène leurs guitares classiques font s’envoler les notes à une vitesse frénétique. Impressionnant. Pourtant on ne reste pas très longtemps non plus. Franz Ferdinand & Sparks, contracté en F.F.S., s’apprêtent à monter sur la scène de la Cascade. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont attendus.

Entre le géant américain des années 70 et la machine à tubes rock écossaise des années 2000, on peut dire que le courant est bien passé. Sur scène, on le voit aussi. Rusell Mael et Alex Kapranos sont de vrais enfants, à danser et sauter partout. Le sourire aux lèvres, on ne peut que les suivre. Le reste du groupe n’est pas toujours plus sobre, avec un Ron Mael qui parait blasé mais qui se lâche sur The Number One Song In Heaven. Et puis personne ne reste complètement en place avec So Desu Ne. On notera aussi l’équilibre entre les deux groupes et leur collaboration. Personne ne se marche dessus : huit chansons de F.F.S., quatre de Franz Ferdinand et quatre de Sparks. On notera d’ailleurs, pour F.F., un Michael et un Take Me Out créateurs de pogos et, pour S., un Achoo et un The Number One Song In Heaven entraînants même pour les novices.

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The Offspring, le vendredi 28 août 2015, sur la Grande Scène de Rock en Seine. (photo: Léa Fochesato).

En parlant de pogos, on file direction la Grande Scène, pour aller applaudir nos copains de The Offspring. On a beau avoir l’habitude, on ne se lasse pas de leur show. Miossec n’était peut-être pas du même avis, mais devant la Grande Scène, tout le monde est d’accord : les vétérans du punk-rock ne vieillissent pas vraiment. Le public de tout âge saute et chante en rythme avec Dexter Holland menant sa troupe dans son pantalon blanc et sa veste bleue électrique. Ils étaient attendus et ça se voit jusqu’à l’autre bout du parc. Tout le monde s’amuse et ne pense à rien… et le public qui en redemande toujours plus. Pourquoi se priver de leurs hits après tout? De Come Out and Play à Pretty Fly (For A White Guy), ils donnent tout ce qu’ils ont.

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Kasabian, le vendredi 28 août 2015, sur la Grande Scène de Rock en Seine. (photo: Léa Fochesato).

Après ça, certains décident d’aller voir Fauve. Nous ne suivons pas. Non, on préfère attendre près de la Grande Scène le clou du spectacle : Kasabian. On doit dire que ça faisait un moment qu’on voulait les voir. Et on le refera sans hésitation ! Le groupe de Leceister ravive le feu allumé par The Offspring une bonne heure plus tôt et nous fait sauter tout le long de leur prestation. Mention spéciale pour leurs reprises de People Are Strange, de The Doors, et de Praise You de Fatboy Slim, ainsi que pour l’apparition de Noel Fielding sur Vlad The Impaler. La Grande Scène vibre une dernière fois sur L.S.F. (Lost Souls Forever), clôturant à la perfection cette première journée tout à fait sauvage et mouvementée du festival parisien.

Certains de ces concerts sont disponibles gratuitement en replay grâce à CultureBox, soit via leur application pour tablette, soit par leur site internet. On vous conseille vivement les concerts de F.F.S. et Kasabian. En cliquant sur le nom de l’artiste, le concert vient à vous !

Plus de photos sur Flickr ici et ici.

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