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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

Le Simulation Theory Tour est intense et ambitieux, coloré et à l’image de ce que Muse a déjà fait par le passé : surprenant. On entre dans la simulation à l’O2 Arena de Londres avec ce live report.

L’O2 Arena nous avait déjà laissée un bon souvenir plus tôt cette année avec Panic! At The Disco et dès l’entrée dans notre bloc, ces instants nous reviennent. La salle est grande certes mais très aérée et la forme de la scène nous annonce quelque chose de mouvementé. Être en face est clairement idéal pour ce qui va suivre à en croire les posts instagrams du groupe de ces derniers mois.

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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

Mais avant cela une petite première partie s’impose. Ce soir, et pour changer de la tournée Européenne continentale (on est encore en Europe), nous avons droit à Nothing But Thieves. Bon petit groupe de rock s’il en est, ils ont donné un show trop statique comparé à l’immensité de la scène. Avec une introduction solide, ils ont perdu en force après quelques titres pour nous faire dire que peut-être il vaudrait mieux les voir en club.

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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

La simulation commence réellement à leur sortie de scène quand les lumières se font bleues, roses, violettes et turquoises sur le publique encore en train d’arriver. La playlist nous plonge directement dans la pop culture en reprenant le thème de Stranger Things notamment. Et puis ils arrivent dans la matrice.

Ce show exceptionnel s’ouvre sur la version courte et de réalité alternative d’Algorithm avec une armada de danseurs couverts de costumes futuristes, entourés de lasers et couverts de LED, évidemment, car il n’y aurait pas, aujourd’hui, de futurisme sans LED ou lasers.

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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

Une véritable histoire se joue alors sur scène, plus narrative qu’on ne le pense aux premiers abords. La Pressure monte avant que le crâne Terminator-esque de Murph n’apparaisse sur l’écran géant et devienne le Drill Sergeant. C’est le puissant Psycho qui décolle ensuite.

L’enchaînement se fait très rapidement. Les danseurs vont et viennent, marchent sur l’écran (oui, à la verticale), avancent de façon militaire et donnent une nouvelle profondeur au show déjà extraordinaire des Britanniques. Si Matthew Bellamy joue légèrement moins de guitare, afin de pouvoir chanter en se déplaçant et se faire un mini bain de foule, il nous offre une belle panoplie de gimmick. Gantelet de l’Éternité en miroir, crâne à la main tel Hamlet, lasers sur son piano droit, blouson et lunettes à écran (oui, LED), il est un mix de références pop qui seraient impossibles de lister en entier.

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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

Grandiose, cette production nous offre évidemment des versions longues de certains titres, comme Uprising qui fait bondir jusque dans les gradins, mais aussi des versions plus courtes, notamment un medley de la libération superbe lorsque Murph, l’immense et flippante marionnette qui leur sert d’antagoniste, apparaît sur scène. Ce medley comprend Stockholm Syndrome, Assassin, Reapers, The Handler et New Born, qui ensemble forment la conclusion de l’histoire. Libéré de la simulation, Bellamy a symboliquement débranché la machine d’arcade un peu plus tôt.

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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

Sans mentir, on ne se doutait pas de la puissance narrative et scénique de certains titres comme Break It to Me, Propaganda, The Void ou encore Interlude et Prelude en milieu de set. Ils agissent en parfaites scènes et lient certains grands classiques à la perfection. En vrac, on trouve Plug In Baby, Supermassive Black Hole, Hysteria, Mercy, Time Is Running Out et Starlight. Algorithm revient vers la fin du set comme rappel, et dans sa version ‘normale’. C’est évidemment Knights of Cydonia qui vient terminer ce concert de science-fiction sublime.

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Muse, O2 Arena, 14/09/2019 (photos: L. Fochesato)

On peut clairement se dire que le groupe à fait un excellent travail pour réunir leurs œuvres qui, déjà il y a vingt ans, parlaient de technologie, de manipulation de masse, de complots, de simulation et autres joyeusetés qui semblent fasciné le trio et plus particulièrement Bellamy. Après un show comme celui-ci, puissant, intense et ambitieux, on se demande ce qu’ils pourraient bien faire d’autre ensuite. Mais, on le sait, on se pose la question à chaque fois… Il ne reste plus qu’à attendre.

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