RAMMSTEIN – RAMMSTEIN

Ça y est, il est là, le bijou tant attendu. Rammstein dévoile RAMMSTEIN (ou Zip Album). Et même si on ne parle par allemand (mais genre vraiment pas) on se plonge dedans sans plus attendre. Review.

Rammstein est de retour. Dix ans qu’on attendait du nouveau son. Dix ans durant lesquels ont les a quand même vu tourner et mettre le feu eux scènes du monde entier. Mais là, ils sont bel et bien de retour avec du neuf.

Les deux teasers qu’étaient DEUTSCHLAND et RADIO nous ont plu tout de suite, notamment grâce à leurs clips aux imageries chargées et fascinantes. Avec des sons qui remontrent l’histoire du groupe puis des échos à la limite de la pop, histoire qu’on garde en tête chaque mélodie, ils explosent dès le début.

Quid du reste de l’album alors ? Eh bien les Allemands légendaires font absolument tout ce qu’ils veulent et y mettent du corps et du cœur.

ZEIG DICH est un mélange de rock des années 2000 couplé à un chœur épique le tout recouvert d’un vernis de métal industriel puissant qui a fait la marque de Rammstein. AUSLÄNDER qui suit est plus surprenant avec une production electronica/dance qui nous rappelle que l’Eurovision c’est ce week-end et que, si l’Allemagne avait envoyé Rammstein avec ce titre, on lui aurait donné douze points. Surprenant mais pas dégueu.

On passe à SEX, avec une pointe d’autotune pour le fun mais surtout de grosses guitares comme on les aime et des chœurs plus éloignés cette fois et du clavier au laser. On imagine très bien ce titre est un déclencheur direct de chant pour le public lors des lives.

PUPPE s’ouvre aussi délicatement que SEX s’est fini violemment. Et pour marquer le milieu de l’album, on entre dans une ambiance plus intimiste. Et puis il se laisse complètement prendre par l’émotion, loin de sa façon de chanter habituelle. Le résultat est puissant, sombre, fascinant et, bien sûr, flippant à souhait. Un mal-être très présent qui fait froid dans le dos.

Sur WAS ICH LIEBE on retrouve des éléments très similaires, sombres et pesants. Très romantique dans ce qu’il raconte sur DIAMANT, il y a aussi une immense souffrance et un besoin de changement fort, le tout avec quelques cordes frottées sublimes. Les évolutions de proximité et de distance se poursuivent sur le WEIT WEG au son quasi futuriste.

TATTOO parle exactement de ça. Aucun doute permis ici, et on est allées vérifier les paroles juste pour être sûres. Ce qui plaît dans ce titre c’est le côté cru, puissant et répétitif comme les coups de l’aiguille qui encre la peau. Sans doute très épique pour peu mais sympa quand même.

On finira cet album aux finitions sublimes avec HALLOMAN, toujours dans les mêmes ambiances, entre cauchemar et hallucination, portées par des moments de grande douceur et de mystère. C’était le titre qui ne pouvait que clore cet album attendu depuis si longtemps. On a plus que bien fait d’attendre tant le résultat nous plaît. Il n’est pas parfait mais il y a largement de quoi se rassasier en attendant la suite. Reste à espérer que cette suite se fera un jour. Et pas dans dix ans.

En écoute : RADIO


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